Alcool : « Toute consommation, même faible, a un effet délétère pour la santé »

« Toute consommation, même faible, a un effet délétère pour la santé », souligne l’Inserm dans un rapport publié vendredi sur la réduction des dommages associés à l’alcool, que consomment près de 43 millions de personnes en France. Le coût sanitaire de l’alcool est estimé à 118 milliards d’euros par an, soit 6% du PIB. 

Ils sont 43 millions dans l’Hexagone. Les deux tiers des Français sont consommateurs d’alcool, pour une moyenne nationale de trois verres bus par jour. Cette consommation élevée a des conséquences importantes pour la santé, l’alcool étant responsable de 11% des décès chez les hommes et 4% chez les femmes. « Toute consommation, même faible, a un effet délétère pour la santé », souligne un rapport d' »expertise collective » de l’Inserm, publié vendredi.

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L’alcool est à l’origine d’une soixantaine de maladies, explique Mickaël Naassila, professeur de physiologie et chercheur à l’Inserm. « Quand on meurt d’alcool, on meurt de cancer, de pathologies cardio-vasculaires. Il faut arrêter de dire que l’alcool est bon pour le cœur. Il provoque des troubles du rythme, de l’hypertension. » Le spécialiste appelle à davantage de prévention. « Nos repères ont évolué. Le message clair à donner c’est pas plus de deux verres par jour et pas tous les jours pour les hommes et pour les femmes. » En France, le coût sanitaire de l’alcool est estimé à 118 milliards d’euros par an, soit 6% du PIB. 

Multiplier les campagnes grand public 

Les experts de l’Inserm préconisent de durcir la loi Evin de 1991, « considérablement affaiblie » ces dernières années, en interdisant la publicité sur internet et dans l’espace public, et d’augmenter le prix (en taxant les boissons au gramme d’alcool ou avec un prix minimum comme en Ecosse). Ils suggèrent également de « réduire la disponibilité de l’alcool » (via les plages horaires de vente et le nombre de commerces ou de licences) et de « rappeler les repères de consommation à risque faible » (pas plus de 2 verres par jour et pas tous les jours) ainsi que « la plus grande vulnérabilité biologique des femmes vis-à-vis de l’alcool ».

Les experts déplorent par ailleurs que « les moyens alloués » pour lutter contre ce fardeau ne soient pas « à la hauteur des enjeux ». Ils recommandent enfin de multiplier les campagnes grand public comme le mois sans alcool. Les études montrent en effet que lorsqu’on arrive à réduire sa consommation pendant quelques semaines, ce changement d’habitude perdure. 

Europe 1

Publié par supportconseil.com

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