Paiements en ligne et sans contact : les fraudes se multiplient

Plébiscités depuis le début de la crise, ces moyens de paiement sont plus souvent sujets aux arnaques. La vigilance du consommateur devient obligatoire face à des escroqueries de plus en plus réalistes.

 La fonctionnalité paiement sans contact a redonné une modernité et une facilité d’utilisation à la carte bancaire.
La fonctionnalité paiement sans contact a redonné une modernité et une facilité d’utilisation à la carte bancaire. 

Le 12 avril 2021 à 08h37

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Elles devraient atteindre 660 millions d’euros en 2020. Selon l’estimation de l’UFC-Que Choisir, les escroqueries liées au paiement sans contact et à distance seraient en hausse de 20%. Deux moyens de paiement dont l’utilisation a augmenté respectivement de 67% et 13% depuis le déconfinement, d’après le dernier rapport de l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement. Ces nouvelles habitudes présentent pourtant certains risques : ces moyens de transactions sont deux et dix-sept fois plus sujets à des fraudes que lorsque la saisie d’un code secret est nécessaire, selon la même étude.

« Nous notons aussi une augmentation des tentatives de phishing, c’est-à-dire d’hameçonnage, ou d’appels frauduleux », indique Matthieu Robin, chargé de mission à l’UFC-Que Choisir. « Les escroqueries sont de plus en plus sophistiquées, ce qui oblige les clients à être encore plus vigilants, ajoute Maya Atig, directrice générale à la Fédération bancaire française (FBF). Les logos des banques, de la CAF ou des impôts sont, par exemple, utilisés dans des mails d’hameçonnage de plus en plus réalistes. »

Des fraudeurs de plus en plus aguerris

Dans ces courriels, les escrocs invitent les internautes à renseigner leurs coordonnées bancaires ou à ouvrir des pièces jointes qui contiennent des virus. De plus en plus aguerris, les fraudeurs falsifient parfois les noms de domaines de grandes entreprises ou d’organismes publics, rendant la supercherie plus difficile à déceler. « Ces mails insistent sur le caractère urgent et jouent sur les peurs des consommateurs, déplore Maya Atig. Tout le monde peut se faire avoir, quels que soient son âge et ses connaissances d’internet. »

Lire aussi : Une campagne sophistiquée de phishing promet des faux remboursements par Darty

De plus en plus répandus, de faux sites imitent également les pages de commerçants en ligne. Afin d’éviter les erreurs, la directrice générale de la FBF recommande de saisir directement l’adresse de la page souhaitée dans son navigateur. « Il faut aussi vérifier la sécurité des sites visités : une adresse débutant par « https » ou un cadenas fermé sont de bons indicateurs », précise Maya Atig. La FBF conseille également de ne pas mémoriser ses coordonnées bancaires lors d’un paiement en ligne afin d’éviter tout risque de piratage.

Rendue obligatoire par une directive européenne de septembre 2019, l’authentification renforcée doit permettre de réduire le nombre de fraudes grâce à l’utilisation de deux facteurs pour s’assurer l’identité de l’acheteur. « L’internaute renseigne son numéro de carte et valide le paiement grâce à l’application de sa banque en saisissant un code ou en utilisant son empreinte digitale par exemple », détaille Matthieu Robin. Pourtant, selon l’UFC-Que Choisir, moins d’une personne sur deux serait équipée de ce type de protection. « Si le consommateur n’a pas accès à un service d’authentification forte, la banque a l’obligation de rembourser, sauf fraude de sa part », signale le chargé de mission de l’association.

En cas de fraude, le client est invité à contacter sa banque afin de faire opposition au moyen de paiement utilisé (carte bancaire, smartphone…) et à contester les opérations litigieuses. « Beaucoup de banques prennent les devants et appellent leurs clients lorsqu’elles remarquent des mouvements atypiques », affirme Maya Atig. Si aucune investigation supplémentaire n’est nécessaire, le remboursement doit être effectué au plus tard le jour ouvré suivant la déclaration. Pourtant, ce délai serait en moyenne de 25 jours selon une enquête menée en septembre par l’UFC-Que Choisir.

Quelles démarches effectuer auprès de sa banque ?

« Certaines banques demandent des dépôts de plainte, des lettres de contestation ou des copies de relevés de compte… Ce formalisme important peut dissuader le consommateur et retarder le remboursement », regrette Matthieu Robin. Ainsi, selon l’association, 30% des escroqueries ne seraient pas indemnisées. « Les clients sont remboursés, sauf négligence grave ou fraude prouvée » affirme de son côté la FBF.Newsletter Ça me rapporteLa newsletter qui améliore votre pouvoir d’achatS’inscrire à la newsletterToutes les newsletters

Selon l’UFC-Que Choisir, malgré l’opposition à la carte bancaire, le paiement sans contact demeure possible. En effet, tant que le plafond de dépenses n’est pas atteint, cette fonction serait toujours utilisable puisque la carte n’a pas à se connecter au réseau de la banque émettrice et qu’il n’est pas nécessaire de saisir son code secret. L’association invite donc les clients à redoubler de vigilance et à surveiller avec minutie les relevés bancaires.

Afin d’aider les consommateurs à mieux se protéger, la Fédération Bancaire française a publié un guide de bonnes pratiques pour effectuer ses achats en ligne. De son côté, l’UFC-Que Choisir propose un questionnaire détaillant la conduite à tenir et des lettres-types de demande de remboursement en cas d’arnaques.Votre argent

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Le Parisien Le Guide

Publié par supportconseil.com

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