paiement en « plusieurs fois » va être plus compliqué


L’inquiétude monte pour les finances des ménages : la multiplication du recours aux micro-crédits, qui souvent ne portent pas leur nom, est dans le collimateur de la Banque Centrale Européenne. Un serrage de vis sur ces modes de paiement en « plusieurs fois » ou « acheter maintenant, payez plus tard » est envisagé. Et pour cause…La BCE est inquiète de l’augmentation des micro-crédits en Europe.

Les micro-crédits qui échappent à la réglementation

L’association UFC-Que Choisir, à plusieurs reprises, avait alerté sur les micro-crédits. La dernière fois, c’était en avril 2021, à quelques jours de la réouverture des commerces. Car ces modes de financement prennent de l’ampleur en France et en Europe… et ils ne sont pas régulés : dès lors que le montant emprunté est inférieur à 200 € et que le remboursement se fait sous 90 jours, il n’y a aucun contrôle.

Contrairement aux crédits à la consommation classiques, ou aux crédits immobiliers, qui nécessitent un accord de l’établissement de prêt pour vérifier la solvabilité du ménage emprunteur afin d’éviter le surendettement, les micro-crédits n’ont pas à se soumettre à ces vérifications. Et, de plus, il n’y a pas de taux maximum légal pour le crédit, ce qui donne lieu à des crédits parfois à 100% voire plus, bien au-delà du taux d’usure.

Des micro-crédits qui ne s’appellent pas crédit

Autre problème : ces micro-crédits ne sont pas présentés comme des crédits mais simplement comme un facilitation de paiement. Payer 15 ou 30 jours après, payer en trois fois… en réalité, sauf mention contraire, ça coûte de l’argent. Or, ce mode de paiement est de plus en plus apprécié car il permet d’éviter de débloquer des sommes trop importantes d’un seul coup, et qu’en plus il peut se cumuler virtuellement à l’infini du fait de l’absence de vérifications.

C’est ce qui pousse la BCE à réfléchir à serrer la vis : dans une note du 30 juin 2021, elle estime nécessaire de soumettre les micro-crédits à la même réglementation que les crédits classiques, donc avec une vérification de solvabilité et une limite dans le taux d’intérêts. Mais ça risque de poser un problème : les consommateurs devront attendre la validation du dossier, présenter des pièces justificatives et pourront voir le crédit leur être refusé. De quoi réduire leur envie de dépenser…

Publié par supportconseil.com

evolu en m instruisant

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