Faut-il se méfier des ondes émises par nos smartphones ?

À l’ère du numérique et du développement croissant des nouvelles technologies, nos téléphones disposent désormais de nombreuses fonctionnalités pour nous accompagner au quotidien. Véritables ordinateurs de poches, ces derniers envoient et reçoivent des radiofréquences tout au long de la journée pour nous informer des offres promotionnelles, de l’actualité, ou encore du message d’un proche. Si ces ondes électromagnétiques n’étaient pas une source d’inquiétude ces dernières années, elles sont aujourd’hui au cœur de nombreux débats dans notre société. Quels sont les véritables risques de ces ondes émises par nos smartphones et faut-il s’en méfier ? Nous faisons le point ici sur les différentes études menées et vous aidons à faire le tri entre informations alarmistes et précautions nécessaires.Sommaire du guide

Une inquiétude croissante de la population ces dernières années

Les champs magnétiques terrestre et électrique sont des champs électromagnétiques naturels présents tout autour de nous. Toutefois, la plupart de ceux que nous subissons au quotidien ont été créés par l’Homme à travers les appareils électriques, le WI-FI ou nos smartphones. En effet, ces appareils émettent presque continuellement des ondes électromagnétiques qui n’effectuent aucun détour dans leurs déplacements. Nous sommes donc régulièrement traversés par ces énergies et la question de leur impact sur notre santé s’avère des plus légitimes lorsqu’on sait que près de 93% de la population mondiale possède un téléphone portable et passe dessus entre deux heures et quatre heures par jour. 

Le développement constant des technologies et de la couverture réseau ne cesse de renforcer les préoccupations de la population, notamment avec la mise en place récente de la 5G. Une amélioration de l’offre qui a réveillé une vive inquiétude quant aux ondes émises par nos smartphones et la couverture relais. Bien que les effets à long terme d’une utilisation intensive des téléphones portables ne puissent être encore quantifiés, ce climat sceptique nous pousse à faire le point sur les différentes études réalisées sur le sujet à ce jour. Au-delà des éventuelles répercussions, il est également important de comprendre le fonctionnement de nos smartphones et la nature de ces ondes émises au quotidien par nos appareils. 

Quelles sont les ondes émises par nos smartphones ?

La dangerosité des ondes électromagnétiques émises varie selon leurs fréquences. Alors que des ondes à haute fréquence comme les rayons gamma radioactifs, ou les rayons X utilisés en radiologie, peuvent créer des dommages irréversibles sur les tissus biologiques lors d’une exposition trop importante, les ondes émises par nos smartphones sont bien plus inoffensives. Les téléphones portables à travers leurs caractéristiques propres mais aussi le WI-FI,  le bluetooth ou les antennes relais (3G, 4G, 5G) ne peuvent en aucun cas altérer les tissus.  

Toutefois, l’énergie libérée est suffisante pour faire vibrer les molécules d’eau présente dans notre corps et provoquer ainsi un échauffement de la zone exposée. Ce dernier, bien que faible, peut entraîner de véritables troubles pour la santé et devenir problématique pour tous les utilisateurs. Dans un souci de prévenir au maximum les risques et d’approfondir les études menées, l’AFNR (Agence Nationale des Fréquences) veille constamment à ce que le niveau d’exposition de la population aux ondes radioélectriques ne dépasse pas un seuil limite. 

De nombreuses études scientifiques sur le sujet

Depuis le début du développement de la téléphonie mobile aux Etats-Unis, plus de 3000 études ont été réalisées afin de mesurer l’impact des radiofréquences sur la santé. Une vingtaine d’années où les scientifiques ont cherché à déterminer les effets de ces énergies en masse sur notre métabolisme et un intérêt essentiel qui a pourtant dû attendre l’arrivée des téléphones portables pour éveiller les consciences. En effet, les antennes relais déjà existantes pour la radio et la télévision ne suscitaient jusqu’alors que peu d’inquiétude auprès de la population. Les ondes émises par nos smartphones sont-elles plus dangereuses pour notre santé ? 

Réalisées sur des cellules, des animaux et la population, la plupart des études in vivo et in vitro reproduisant un faible niveau d’exposition ont été négatives. Il semblerait donc que ces appareils devenus indispensables au fil des ans ne représentent pas de danger immédiat. Toutefois, certaines recherches ont mis en évidence des effets biologiques. Si la pertinence des résultats de ces dernières a pu être remise en cause puisqu’ils n’ont pas pu être reproduits, les chercheurs s’accordent pourtant sur notre manque de recul face aux conséquences des ondes électromagnétiques sur le long terme. Il est évident que nous ne sommes pas en mesure de quantifier les effets nocifs des smartphones sur plusieurs décennies puisque ces nouvelles technologies ne sont pas si anciennes. 

Le risque existe donc et l’étude INTERPHONE réalisée en 2010 a su mettre en évidence que les utilisateurs intensifs de ces nouveaux outils encourent un risque plus important de tumeurs cérébrales. À l’inverse, une utilisation raisonnable d’un smartphone sur plus de dix ans ne semble pas augmenter le risque. Les auteurs de cette étude, eux-mêmes, invitent à la prudence quant à l’interprétation de ces résultats. Aucune augmentation notable des cancers n’a été observée ces dernières années alors même que plusieurs millions de personnes utilisent quotidiennement leurs smartphones. 

Jusqu’à présent, les études scientifiques et gouvernementales menées n’ont donc su démontrer que l’échauffement des tissus biologiques, provoqué par l’exposition de notre corps aux ondes électromagnétiques des téléphones portables. Les effets notoires de ces dernières quant à des troubles de la vision, du système nerveux, ou du rythme cardiaque, n’ont pas encore été clairement démontrés. Mais si ces éventuelles conséquences ne sont pas encore mesurables à l’heure actuelle, le risque sur le long terme n’est pas pour autant nul. Il convient donc de raisonner son utilisation du smartphone sans tomber dans une panique excessive qui n’aurait pas lieu d’être.

Le risque d’une hypersensibilité électromagnétique

Bien que l’impact des radiofréquences sur notre santé reste encore discuté sur le plan scientifique, une nouvelle donnée est apparue ces dernières années : l’émergence de cas d’hypersensibilité électromagnétique. Il s’agit de personnes souffrant de divers symptômes attribués à l’exposition aux ondes électromagnétiques. Là encore, plusieurs études se sont penchées sur le sujet et ont reconnu la réalité des douleurs et des souffrances de ces électro-hypersensibles. Toutefois, si leurs états dépendent des ondes électromagnétiques présentes dans leurs environnements, il n’a pas été encore démontré que ces dernières étaient la cause de leurs hypersensibilités.  

Comment limiter notre exposition aux ondes des smartphones ?

Lorsqu’il s’agit de minimiser notre exposition aux ondes de nos smartphones, il est important d’être vigilant sur le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) du téléphone acheté. Cette donnée permet de déterminer la quantité d’ondes émises. Ainsi, plus votre appareil présente un DAS faible, moins vous vous exposez au quotidien. Attention toutefois, cet indice est calculé suivant différentes méthodes selon la zone géographique. En France, les normes de l’Union Européenne sont appliquées mais le même modèle peut présenter une donnée différente sur le marché chinois par exemple. Dans tous les cas, le DAS indique les émissions maximales émises par votre smartphone. Lors d’une utilisation quotidienne, les ondes représentent généralement un chiffre sensiblement inférieur. 

Quelle que soit la marque de votre appareil, les scientifiques s’accordent à dire que des doutes subsistent quant aux effets des ondes de smartphones sur le long terme. Il est donc préconisé de choisir le DAS le plus faible et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) conseille d’adopter de bonnes habitudes telles que : 

  • Privilégier les SMS ou l’utilisation d’un casque ou d’écouteurs afin de ne pas tenir votre téléphone à l’oreille trop d’heures par jour. 
  • Favoriser les lieux où la couverture réseau est bonne. En effet, votre téléphone s’adapte en fonction de la qualité du réseau et émet donc plus d’ondes pour effectuer des communications dans des endroits où la transmission est de mauvaise qualité. 
  • Surveiller le DAS de vos clés 4G et tablettes. L’indice de Débit d’Absorption Spécifique doit également être communiqué sur ces appareils par les constructeurs. Là encore, il s’agit d’opter pour le DAS le plus faible. 
  • Éviter de dormir avec son téléphone trop près de sa tête, ou de porter constamment ce dernier dans la poche d’un pantalon, et notamment à proximité des appareils génitaux. De la même façon, les fœtus sont plus sensibles aux ondes émises. Les femmes enceintes doivent donc veiller à ne pas faire subir à ce dernier une exposition trop importante. 

Publié par supportconseil.com

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