7 erreurs à éviter quand vous demandez votre retraite

Après des décennies de bons et loyaux services, vous allez enfin pouvoir abandonner le chemin du bureau. Avant cela, vous devrez monter votre dossier de demande de retraite. Pour ne pas perdre un centime et obtenir ce à quoi vous avez droit, voici les 7 erreurs à éviter quand vous demandez votre retraite.Sommaire du guide

Ne pas éplucher son RIS

Le Relevé de Situation Individuelle vous est envoyé ponctuellement tout au long de votre carrière, mais il est essentiel que vous obteniez une version récente pour faire le point sur votre parcours. Direction le site Info Retraite où se trouve le compte personnel de chaque Français et le site de l’Assurance Retraite afin de retracer les trimestres obtenus dans les régimes de base et les éventuels points acquis auprès des organismes de retraite complémentaire. 

S’y prendre au dernier moment

Une des erreurs à éviter quand vous demandez votre retraite est de vous y prendre trop tard. Il suffit de quelques trimestres manquants pour que les démarches visant à récupérer votre dû allongent la préparation de votre dossier de plusieurs mois. Si vous le pouvez, commencez à préparer votre retraite au moins un an à l’avance.

Mal calculer sa date de départ

Ce n’est pas parce que vous allez avoir 62 ans que vous pourrez partir à la retraite ! En effet, l’âge légal n’est pas le seul critère à prendre en compte pour calculer sa date de départ à la retraite à taux plein. Vous devrez également avoir cotisé pendant un nombre de trimestres suffisants. Les personnes nées entre 1958 et 1960 devront ainsi avoir travaillé (au minimum) 167 trimestres (41 ans et 9 mois). Cela augmente ensuite d’un trimestre de travail supplémentaire tous les deux ans pour arriver à une durée de cotisation minimale de 172 trimestres (43 ans) pour les actifs nés en 1973 ou après.

Bon à savoir : le bonus-malus rebat les cartes

Afin d’encourager les personnes nées après 1956 à travailler plus longtemps, le Gouvernement a mis en place un système de bonus-malus. Depuis le 1er janvier 2019, une personne qui décide de prendre sa retraite à l’âge légal (62 ans) et avec le bon nombre de trimestres verra son indemnité amputée de 10 % pendant 3 ans avant de recevoir à nouveau sa retraite à taux plein. Si elle prolonge sa carrière jusqu’à 63 ans, le malus est supprimé. Enfin, si elle prolonge son activité de 2 ans, elle aura le droit à un bonus de 10 %, de 20 % pour 3 ans supplémentaires et de 30 % pour une carrière allongée de 4 ans ou plus.

Ne pas connaître les dispositions de la retraite progressive

Si vous avez plus de 60 ans et 150 trimestres validés, vous pouvez demander une retraite progressive. Cela vous permettra de cumuler une partie de vos pensions tout en exerçant une activité professionnelle à temps partiel. Vous pourrez ainsi travailler entre 40 et 80 % de la durée de travail à temps complet. Le montant de votre retraite sera ensuite recalculé lorsque vous arrêterez votre activité.

Ne pas compter ses trimestres « enfants »

Lorsque vous recevrez votre RIS, n’oubliez pas de vérifier que vous avez bien obtenu vos trimestres « enfants ». Dans le privé, les femmes obtiennent 8 trimestres par enfant. Dans le public, les mères ayant accouché avant 2004 ont le droit à 4 trimestres contre seulement 2 trimestres pour les femmes ayant accueilli leur enfant après cette date. Par ailleurs, les 2 parents de 3 enfants bénéficient d’une majoration de 10 % de leur retraite. Pour les familles nombreuses, le père et la mère ont ensuite le droit à 5 % de plus par enfant supplémentaire.

Bon à savoir : le service militaire fait gagner des trimestres

Si vous faites partie des générations ayant fait son service national, sachez que votre période passée sous les drapeaux doit être convertie en trimestres. Ainsi, pour 90 jours de service militaire, vous validez un trimestre. Si cela n’apparaît pas sur votre relevé, demandez un extrait des services au centre des archives du personnel militaire de Pau.

Négliger les périodes de chômage ou d’arrêt maladie

Une des erreurs à éviter quand vous demandez votre retraite est de ne pas compter vos périodes de chômage ou d’arrêt maladie. Lorsque vous êtes au chômage et percevez des indemnités, vous continuez à cotiser pour la retraite sur la base de votre salaire journalier de référence. Vérifiez bien que c’est ce chiffre et pas le montant de votre indemnité qui a été pris en compte. Les périodes d’arrêt maladie doivent également vous apporter des points. Tout au long de votre carrière, veillez donc à conserver les documents relatifs à vos moments d’inactivité afin de pouvoir obtenir ce à quoi vous avez le droit au moment de la retraite.

Louper les évolutions de votre carrière

En plus de 40 ans de carrière, vous avez eu le temps de prendre du grade. Si vous changez de statut et devenez cadre, cela aura une incidence sur votre retraite. Il est désormais plus simple de contrôler que vos cotisations reflètent la réalité depuis la fusion Agirc-Arrco. Pour savoir si votre compte retraite est bien à jour, vérifiez que la date de vos premières cotisations Agirc correspond bien à votre passage au statut cadre.

Préparer sa demande de retraite est un moment important qui demande de la patience. Prenez votre temps et gardez bien à l’esprit ces 7 erreurs à éviter quand vous demandez votre retraite afin d’être sûr d’obtenir la pension pour laquelle vous avez cotisé.

Publié par supportconseil.com

evolu en m instruisant

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